Allocation de Jacques Raux

ALLLOCUTION  DE  M.  JACQUES  RAUX

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 Paul Delsol, Jacques Raux, Trần Đắc Lợi, Nguyễn Huy Quang

Merci de l’honneur que vous me faites en me donnant la parole. Voilà 85 ans que je courais dans cette cour et que je jouais aux billes.Excellences, Présidents, Organisateurs Alasiens, Mesdames, Messieurs,

Quelle émotion  et quel souvenir !!!

 Il y a 85 ans c’était le Collège Paul Bert que nous appelions tous couramment l’École Primaire  Supérieure. Filles et garçons étaient séparés de chaque côté du boulevard. Le Directeur  Mr SILHOU homme important, raide, très directeur et au fond le meilleur homme qui soit pour les élèves et les professeurs. Lui aussi voulait que les jeunes s’en sortent comme me l’a dit Jacqueline Dutreilh élève à l’École. Son père y était professeur  et de nombreux alasiens venaient  dire à Jacqueline, au cours des repas organisés à Paris, que s’ils avaient bien réussi c’était grâce à son père qui faisait tout pour leur faire oublier  l’uniforme qui leur était imposé  par le fait qu’ils avaient été abandonnés et  recueillis par une institution.

J’ai  une photo de classe  avec Mr Dutreih et ses élèves. J’ai aussi une autre photo prise en 1931 dans cette cour devant un bel arbre  (peut être un flamboyant ?).

Je dois aussi rendre hommage aux professeurs Jugain et Bénard qui avec le professeur Dutreilh nous ont appris entre autre l’orthographe. Je dois un remerciement particulier au professeur Bénard qui ayant pitié de ma chétivité à l’époque m’emmenait chaque année pendant les grandes vacances suffocantes de l’été à Chapa (SAPA). Il est pour beaucoup dans mon état de santé d’aujourd’hui qui me permet d’être parmi vous ce jour.

 Certificat d’études en poche je suis arrivé au grand Lycée Albert Sarraut en 6è B en 1933 (80 ans déjà). Alors là, nouvelle ambiance. Par rapport à ceux qui avaient commencé leur scolarité au Lycée, je venais d’une petite école. Nous étions filles et garçons mélangés, nous avions 5 ou 6 professeurs. Mais l’intégration comme on dirait aujourd’hui a été très rapide et j’ai passé pratiquement 9 ans dans une ambiance studieuse et amicale inoubliable. La discipline existait mais pas lourde, le « surgé » avait l’œil pendant les récréations, les professeurs savaient soutenir notre attention. Seulement nous étions un peu indisciplinés pendant le cours de dessin et je me souviens de deux moments de détente pendant d’autres cours.

Le premier se situe en classe de physique où un élève est au tableau noir avec une figure géométrique qui exigeait de nombreuses lettres de repère. A  un moment donné, cet élève ne trouve plus de lettre à inscrire. Alors Madame Pérucca lui lance, en mettant ses deux mains sur sa poitrine METTEZ T.  Fou rire général. Une autre détente s’est produite en cours d’histoire quand un élève toujours sur le tableau noir écrivit un nom en mettant un H de trop.  Mr MILHAU lui dit immédiatement : voulez vous enlever l’H mise. !!!

J’espère que ces anecdotes vous en rappelleront d’autres aussi gentilles. ….

Mais revenons à notre arbre de l’amitié.

Je voudrais naturellement lui souhaiter longue  vie

  •  Que son tronc grossisse suffisamment pour qu’on puisse lui épingler (sans lui faire de mal) les noms des fondateurs et des administrateurs qui ont construit notre Lycée Albert Sarraut et le Collège Paul Bert.
  • Je voudrais aussi qu’il ait suffisamment de branches pour que chacune d’elles puisse porter le nom d’un professeur.
  • Enfin je lui souhaite d’avoir suffisamment de feuilles pour que chacune d’elle  porte le nom d’un alasien.

(Compte tenu de leur forme on pourra aussi mettre sa descendance)

Dernière suggestion : comme dans toute amitié on s’interpelle par un prénom je voudrais vous proposer de le baptiser PAUL comme Paul BERT et  Paul DELSOL. PAUL longue vie à toi. Merci de m’avoir écouté  bon vent et bonne chance à tous

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